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Une infirmière indépendante pour accompagner les malades à domicile

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Murielle Schaller, infirmière indépendante en santé mentale

À propos de votre projet / entreprise

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous mettre à votre compte ?

J’avais besoin de changement, je venais de traverser une période difficile physiquement et psychologiquement, il fallait que je puisse m’accrocher à un nouveau projet. 

Je ne connaissais que très peu le travail des infirmiers indépendants, j’avais par contre fait des stages dans des services de soins à domicile et le fait d’intervenir au domicile du patient m’avait beaucoup plu. 

En tant qu’indépendante, la difficulté est de travailler seule et de garder du recul sur son travail. La charge administrative est aussi beaucoup plus conséquente, par rapport à une personne employée dans une structure de soins. Par contre il y a plus de liberté.

Quel statut d’entreprise avez-vous choisi ?

J’ai choisi de débuter mes activités en raison individuelle.

Pour quels motifs avez-vous choisi ce statut d’entreprise ?

C’est le statut qui est évident pour une infirmière indépendante qui travaille seule. J’imagine qu’il en serait autrement si j’étais associée à d’autres personnes.

Pouvez-vous décrire votre activité ?

Je suis infirmière indépendante en santé mentale, j’ai une autorisation de pratique depuis le 1er janvier 2020. Je travaille seule. Mon activité comporte une importante charge administrative que je fais à la maison. Je me déplace chez les clients, je n’ai pas de lieu de consultation chez moi.

Quels services proposez-vous ?

J’offre un service de soins à domicile en santé mentale. Il s’adresse à des personnes adultes souffrants de troubles psychiatriques. Je collabore avec l’entourage familial ainsi que les autres professionnels médico-sociaux. 

Je peux intervenir dans différentes situations pour :

  • Faire une évaluation clinique d’un patient 
  • Soutenir un patient dans une situation de crise
  • Aider au retour à domicile après une hospitalisation 
  • Conseiller et soutenir les proches
  • Donner des informations sur la maladie, son traitement, sa prise en charge

Ces soins sont pris en charge par la caisse maladie sur mandat médical.


À propos de l’accompagnement de Creapole

Comment avez-vous eu connaissance de Creapole ?

C’est ma conseillère ORP qui m’en a parlé au moment où j’ai évoqué mon projet de devenir indépendante.

Êtes-vous venu chez Creapole volontairement ?

L’ORP m’a imposé un rendez-vous avec Creapole afin de faire une étude de faisabilité pour mon entreprise et ensuite décider de la possibilité d’un octroi d’une mesure SAI (Soutien à l’activité indépendante).

Qui était la personne qui vous a reçue ?

C’est Carole Nussbaum qui m’a reçue.

Combien d’heures de coaching auprès de Creapole cela a-t-il représenté pour vous ?

Il me semble être allée une fois chez Creapole, toutes les démarches par la suite se sont faites par email ou téléphone. Je ne sais pas exactement combien cela représente en heures peut-être 3-4 et bien sûr pas mal de temps devant mon ordinateur pour remplir et réfléchir au budget.

Quel a été l’impact de notre intervention ?

Cela m’a donné un véritable éclairage sur la réalité de devenir indépendante. Beaucoup de choses auxquelles je n’avais pas pensé sont apparues durant cette démarche. J’étais très focalisée sur les prestations que j’allais fournir et le moyen de me faire connaître, mais peu consciente des frais de fonctionnement d’une entreprise.

Décrivez votre coach en 3 adjectifs

Disponible, patiente et professionnelle.

Elle a été capable de vulgariser un domaine auquel je ne connaissais rien et a su me faire voir le sens de cette démarche, même si j’étais sceptique. Elle a fait preuve d'une grande disponibilité, de patience et de professionnalisme.


Sur la durée de l’élaboration de votre projet
 

Combien de temps s’est écoulé entre le 1e moment où vous avez eu l’idée de vous mettre à votre compte jusqu’au premier rendez-vous avec Creapole ?

Je suis arrivée au chômage en septembre 2019 et très vite j’ai eu envie que ça bouge, c’est vraiment au début du chômage qu’a germé l’idée. Par chance, j’ai eu le soutien de ma conseillère à l’ORP. Le premier octobre j’avais déjà rendez-vous chez Creapole.

Quand avez-vous pris la décision d’entreprendre les 1e démarches pour vous mettre à votre compte ?

Dès le début du chômage. 

Depuis ce moment-là, combien de temps avez-vous investi pour remplir toutes les formalités nécessaires avant de vous lancer ?

Je peux dire que depuis fin février 2020, toutes les démarches sont terminées.

Quand avez-vous débuté vos activités ?

J’ai débuté mes activités à fin janvier, même si je n’avais pas encore tous les outils nécessaires au niveau administratif, pour la facturation notamment. 


À propos de vous

Où avez-vous grandi ?

J’ai grandi dans le Jura, à Courgenay. L’école primaire s’est déroulée à Courgenay et la secondaire au collège Stockmar de Porrentruy. J’ai ensuite fait l’école de Culture Générale à Delémont.

Quel est votre cursus ?

J’ai fait une formation d’infirmière à St-Imier que j’ai terminée en 2000. Ensuite, j’ai travaillé 17 ans dans une unité de la Clinique de Bellelay, spécialisée dans la prise en charge des personnes souffrant d’addictions (alcool et drogues). J’ai ensuite travaillé un peu plus d’une année dans le service de codage médical de l’Hôpital du Jura Bernois à Moutier.

Où travailliez-vous avant la création de votre entreprise ?

Avant de devenir indépendante, j’ai travaillé à l’HJB à Moutier dans le service de codage médical.

Quel est votre plus grand défi en tant qu’indépendante ?

Me faire connaître par les professionnels de la santé et les personnes ayant besoin d’un suivi, pour pouvoir apporter mon soutien et vivre de mon activité.

À propos du SARS-CoV-2

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Comment la crise sanitaire actuelle a-t-elle impacté votre métier ?

Comme je débutais mon activité et je bénéficiais encore de mesures SAI, on m’a proposé d’être soutenue par le chômage durant cette période, ce que j’ai accepté. 

Quelles mesures avez-vous dû prendre pour continuer votre activité ? 

Je n’ai pas continué mon activité, j’ai juste informé mes patients que je ne serais plus disponible durant cette période.

Avez-vous eu besoin de recourir à des aides financières de Canton pour traverser cette crise ?

Non, si on exclut le chômage.

Comment pensez-vous que vos activités vont évoluer au cours des prochains mois en lien avec le Covid-19 ?

J’ai recommencé à travailler le 2 juin, je vais encore percevoir des indemnités SAI jusqu’à la mi-juin. Je vais rapidement reprendre contact avec les médecins de la région pour les informer de ma reprise. Il faudra me constituer une clientèle, cela va prendre plusieurs mois de pense.

Ses coordonnées

Muriel Schaller Zannato
Haute-Rive 38
2950 Courgenay

Tél : 079 377 85 82
E-mail : murielschaller@yahoo.fr